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3éme rencontre sur la politique culturelle en Algérie
« Une politique culturelle pour l’Algérie, plus nécessaire que jamais »

Sous le thème « Pour une politique culturelle en harmonie avec les textes culturels internationaux ratifiés par l’Algérie », et devant un panel constitué de jeunes avec une moyenne d’âge d’environ 27 ans, la 3éme rencontre sur la politique culturelle en Algérie s’est tenue dans une salle archicomble, au niveau de l’Espace Culturel Mille et Une News à Alger (Dimanche 18 mars). A part quelques intimidations et menaces indirectes de deux ou trois individus à qui l’idée de doter l’Algérie d’une politique culturelle fait peur, pour des raisons que eux seuls connaissent, cette rencontre a tenu toutes ses promesses en représentant une « alternative et un espace libre aux initiatives et aux potentialités refoulées », comme l’annonçait le journaliste Mohamed Ouanezar du journal La Tribune.

La journaliste Fatma Baroudi a ouvert la rencontre, avec une brève présentation de l’initiative.

Samy Abdelgeurfi, bloggeur connu sur le web pour son blog « Vinyculture », est revenu sur les deux premières rencontres qui se sont tenues respectivement à El Djahidia et S.O.S. Bab El Oued. Il a par ailleurs rappelé les lignes directrices de la feuille de route qui a été réalisée à l’issue des deux rencontres.

Shahinez Guir, jeune chercheuse et photographe, a par la suite fait une étude comparative entre les textes de lois nationaux relatifs au secteur culturel, et les textes culturels internationaux adoptés par l’Algérie. Elle a conclu que des efforts restent à faire au moment de la conception des textes de lois, pour qu’ils soient en conformité avec les engagements internationaux de notre pays, notamment en matière de précision des objectifs de chaque action. Elle a, par ailleurs, expliqué la méthodologie de la rédaction – sur la forme –, de la politique culturelle en Algérie, qui se basera sur les deux travaux de l’UNESCO et d’Arterial Network, dont l’expert Algérien Ammar Kessab est l’un des rédacteurs :

Adapter la roue : des politiques culturelles pour l’Afrique :
http://www.arterialnetwork.org/uploads/2012/03/Cultural_Policy_Template_FR.pdf

Un nouvel agenda de politiques culturelles pour le développement et la compréhension mutuelle :
http://www.unesco.org/new/fileadmin/MULTIMEDIA/HQ/CLT/pdf/Nouvel%20Agenda%20pour%20les%20Politiques%20culturelles_Brochure.pdf

Ammar Kessab, expert en politiques culturelles, a fait une lecture de quelques textes internationaux, symboliques ou contraignants, qui engagent l’Algérie sur des questions relatives à la politique culturelle, aux droits des artistes et à la diversité culturelle. Le principe était de prendre en considération ces textes au moment de concevoir la nouvelle politique culturelle de l’Algérie.

La chercheuse et poétesse Habiba Laloui, a clôturé les interventions par une contribution sur les bienfaits de l’adoption de la Convention sur la protection et la promotion des expressions de la diversité culturelle de l’UNESCO, que l’Algérie n’a pas encore ratifié, et qui constitue un instrument solide pour protéger les industries culturelles en Algérie face à l’hégémonie des grandes puissances du Nord.

Le débat a par la suite était ouvert, où des intervenants comme les réalisatrice Amina Chouikh et Baya El Hachemi, l’artiste Taha El Amri ou encore la chercheuse Hassina Bouada, ont donné leur points de vue sur la problématique, tout en affirmant la nécessité de multiplier ce genre de rencontres, pour donner un nouveau souffle au débat culturel dans notre pays.

Le groupe de travail sur la politique culturel en Algérie est sorti renforcer après cette rencontre, surtout que plusieurs personnes ont rejoint l’initiative.

La 4éme rencontre sur la politique culturelle en Algérie sera organisée bientôt.

Pour recevoir la « Feuille de Route sur la Politique Culturelle en Algérie », écrire à : info@alger-culture.com


Lire le billet du journaliste Yacine Chabi sur la rencontre (Djazair News)

"Mieux vaut un « mini » débat"

Avant-hier, l'espace Mille et Une News a réalisé une « petite » performance en lançant un débat « non officiel » sur la politique culturelle en Algérie. Cinquante ans après l'indépendance du pays, notre culture souffre, paraît-il, de la mainmise du politique sur la créativité individuelle et collective.
Ceux qui ont lancé le débat ne sont pas salariés ou contractuels au ministère de tutelle. Ils osent critiquer, sans aucune obligation de réserve. Selon certains représentants du ministère qui ont assisté à titre « officieux », leurs discours et leurs arguments ne tiendraient pas la route, car se basant sur de faux bilans et de fausses données. Certains leur ont reproché leur manque de « bagage » nécessaire à aborder des sujets aussi importants, qui nécessitent, paraît-il, un « certain niveau ». Sans pour autant prendre cause pour les uns au dépens des autres, il faut tout de même leur reconnaître une qualité. Eux, des jeunes dont le souci est de « sortir notre culture du contrôle de la politique » et de mettre l'action des pouvoirs publics au service de la culture.
Dans un pays « jeune » comme le nôtre, où vouloir débattre est un acte « suspect », des jeunes, comme ceux réunis avant-hier, doivent être encouragés. Leur signifier qu'ils manquent d'expérience et qu'ils se trompent en prenant comme référence ce que l'un d'eux a réalisé relève du mépris, de l'exclusion.
En cette année symbolique, historique et paraît t-il décisive, il est temps de rappeler à la génération qui précède celle de ces jeunes que la génération de novembre qui a déclenché la révolution et réussi à « arracher » l'Algérie à l'empire colonial français était à peine âgée de vingt-cinq, voire de trente ans. Ce n'est pas l'âge qui fait l'expérience, mais le courage et l'intelligence à vouloir changer ce qui est perçu comme « absurde, obscur et injuste ».
Le débat d'avant-hier n'a pas été organisé sous l'égide du président de la République ou du ministère de la Culture. Ce même Président qui, en ces temps de ruptures qui ont conduit au « printemps arabe », avait lancé des appels à ceux qui ont en charge les affaires du pays à renouer le dialogue avec la société civile. Sans chichi ni « slogans » tape à l'œil, une ébauche de débats sur un sujet longtemps occulté a vu le jour du côté d'Alger- Centre, au cœur de la cité. Incomplet, imparfait certes, mais débat quand même.





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