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LE CINEMA POUR DENNONCER LE GENOCIDE
Cinéclub pour Gaza
Solidarité par l’image



















Par : Amine Idjer. Liberté. 10.01.2009

À nous les écrans, Chrysalide et SOS Bab El-Oued Culture se sont unies, à la salle Ettaqafa (ex-ABC), pour un cinéclub spécial en solidarité avec le peuple palestinien. Au programme, projection du documentaire “Self-défense” du Libanais Abdallah El Bini, et du long-métrage fiction “Attente” de Rashid Ashawari.

Depuis l’offensive israélienne sur Gaza, la scène culturelle et artistique algérienne multiplie les actions et manifestations en faveur du peuple palestinien meurtri et bafoué.
Alors que les politiques du monde occidental se dérobent face à l’innommable… le “génocide des innocents”, commis impunément, des artistes et des intellectuels d’Alger ont exprimé, jeudi dernier, leur soutien à travers diverses activités culturelles. Ainsi, en collaboration avec l’OPCA d’Alger-Centre, trois associations culturelles versant dans le cinéma, À nous les écrans, Chrysalide et SOS Bab
El-Oued Culture, se sont unies, l’espace d’un après-midi, au cinéma Ettaqafa (ex-ABC) pour exprimer, à travers “l’image”, leur douleur et surtout leur désapprobation et par ricochet celles du peuple algérien. “L'objectif de cette initiative est d'être solidaire avec Gaza par l'action cinématographique et culturelle. Nous aurions aimé faire plus, mais c'est une goutte d'eau dans un océan de drame”, nous déclarera Salim Aggar de l’association À nous les écrans, initiatrice de cette manifestation. à l’affiche de ce rendez-vous cinématographique, Self-défense (52’) et Attente (90’).
Self-défense, un documentaire du Libanais Abdallah El Bini, est une sorte de rétrospective des évènements tragiques qui ont émaillé le Liban un certain été 2006, suite aux attaques meurtrières d’Israël.
C’est aussi la résistance de tout un peuple face à l’injustice.
Le film commence par une image très symbolique, l’anniversaire d’une enfant en compagnie de sa mère et sa petite sœur.
Sauf que cet événement avait pour décor l’hôpital où se trouvait cette famille meurtrie dans sa chair : un père estropié, une mère et des enfants blessés. Autre moment choquant, des enfants et adolescents israéliens signant de leurs mains des missiles destinés aux bombardements des Libanais. Bilan du carnage : 28 morts dont de nombreux enfants. Des images insoutenables, atroces. Ce ne sont pas les seules d’ailleurs. En fait, le documentaire est une compilation en images des exactions qu’a subies le peuple libanais, sans défense et sans secours, de la part d’Israël. Un combat inégal sur tous les plans.
Une population victime de l’injustice et du soutien des grandes puissances au massacre d’innocents, surtout les enfants dont, du jour au lendemain, la quiétude a basculé au cauchemar ! Le choix de ce documentaire n’est pas fortuit. “C’est presque la même chose qu’à Gaza”, constatera Salim Aggar. C’est le même scénario qui se répète, en plus violent et atroce, au nom de la même excuse : “Se défendre contre l’ennemi, les terroristes.” Malgré l’atrocité des images de ce film documentaire, il n’en demeure pas moins qu’il est porteur d’un message lourd de sens.
La seconde projection était une fiction franco-palestinienne, qui date de 2005, du réalisateur de talent Rashid Ashawari. Composite et vindicatif, le réalisateur a, dans ce film, selon le critique Julien Welter, “adopté le ton et la forme du docu-fiction afin d’aborder les multiples problèmes de la communauté palestinienne, et en particulier le sort des réfugiés, fatigués de s’en remettre à une quelconque forme d’espoir”.
Attente, c’est l’histoire d’un cinéaste palestinien engagé par un directeur pour une mission “assez spéciale” : superviser un casting. Pour ce faire, il doit prendre la route. Direction la Jordanie, puis le Liban. Accompagnée d’une présentatrice de télévision et d’un technicien (qui filme les auditions), le cinéaste commence un périple des plus fous, où le premier obstacle repose sur la difficulté – dans une région où les postes-frontières sont sévèrement gardés – à pouvoir se rendre d’un point à l’autre. En fait, le but de ce périple est de demander aux “candidats” de jouer ou d’incarner l’idée de l’“attente”. Déroutés, ces derniers s’avèrent également peu concernés par le cinéma. Leur seul souci ou désir est de pouvoir retourner en Palestine et ce, sous un prétexte officiel.
Alternant la confrontation à une observation voilée d’humour noir, propre aux situations kafkaïennes, la mission de ce trio s’avère difficile, voire chaotique entre manque de motivation et humeur chagrine. Bien construit (que ce soit au niveau du dialogue ou celui du déroulement des séquences), le film a aussi ce côté comique (les auditions) relevant de l’absurde… Il finit avec ce goût d’inachevé, non pas que la fin s’est faite en queue de poisson, mais parce que le spectateur est resté dans l’attente. Par ce titre, Rashid Mashawari fait plusieurs clins d’œil : attente d’autorisation, attente du retour, attente de la paix… Même à la fin du film, le directeur du théâtre (le théâtre est fin prêt, opérationnel) et plusieurs personnes attendent le retour du réalisateur, de son équipe et des futurs comédiens, mais personne ne vient, c’est l’attente. (Ça nous rappelle En attendant Godot de Beckett.)
À rappeler que la même action culturelle de solidarité a eu lieu dans la ville de Béjaïa. Cette action a été initiée par l’association Project’heurts. Seul bémol, le public n’était pas au rendez-vous, et l’association Chrysalide manquait à l’appel.

Amine Idjer

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