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(ENTRETIEN) HAMIDA AÏT EL HADJ, METTEUR EN SCÈNE EN ENSEIGNANTE
HAMIDA AÏT EL HADJ, METTEUR EN SCÈNE EN ENSEIGNANTE

“L’application du LMD est bénéfique pour la formation artistique”

Hamida Aït El Hadj a étudié la mise en scène à Moscou, elle a enseigné à l’ex-Institut des arts dramatiques (Inad) et monté plusieurs pièces dont “Le chant de la forêt”, “Hissar et Star”, “Souk Ennssa”, “Le butin”…

Liberté : Comment voyez-vous la formation à l’Ismas, ou l’Inad, dans la mesure où ce sont les programmes Inad qui sont enseignés ?
Hamida Aït El Hadj : D’un point de vue théorique, par rapport à ce qui est proposé et ce qui attend dans le sens de la transformation et de l’évolution de l’Inad, je dirais qu’il y a des choses formidables. Par exemple, sur le plan structurel, le passage des arts dramatiques pour englober aussi le cinéma et tous les métiers du spectacle, c’est quelque chose de très bien en soit. Par ce que cela permet de former des artistes dans tous les domaines et ça permet aussi de se niveler aux autres universités européennes qui sont à l’apogée de ce qui est formation artistique. Par ailleurs, théoriquement parlant toujours, comme on voit qu’il y a tout un chamboulement dans toutes les universités d’Algérie pour instaurer le système LMD, qui va révolutionner tout le système universitaire algérien, notamment à l’Ismas, parce qu’on ne formera plus que des technocrates mais plus des polyvalents. Ce sera un genre de formation professionnalisant, dans la mesure où on ne formera plus des théoriciens seulement mais aussi des praticiens. Des gens qui seront emmenés à travailler directement sur le terrain, ce qui est plus valable pour un métier comme le nôtre.

Mais ce que vous dites reste théorique. Comment se vit la transformation de l’ex-Inad à l’Ismas concrètement ?
Le passage de l’Inad à l’Ismas ne s’est pas encore fait, du moment que nous sommes toujours à l’échelle des projets et ce n’est pas encore mis en application. Car si on passait à l’application et que les moyens matériels et humains sont mis à la disposition de l’Ismas pour la formation des artistes dans les métiers de l’art c’est sûr que cela est très bénéfique pour les étudiants. Mais pour l’instant, deux années après la transformation juridique, rien n’est fait et on ne sait pas ce qui se prépare. Le passage au LMD est plus palpable à l’université de Béjaïa où il y a un travail de création.

Et vous pensez que ce système est applicable pour l’Ismas ?
Si le LMD est appliqué à l’Ismas il ne peut être que bénéfique pour une bonne formation et pour la culture algérienne. Mais pour cela, il faut avoir les structures pédagogiques et l’encadrement pédagogique, donc il faut former des formateurs. Ce qui a été fait du temps où M. Smida était directeur de l’Institut national des arts dramatiques. Il est vrai que beaucoup de jeunes qui sont partis en formation ne sont pas revenus mais ceux qui sont revenus n’ont rien trouvé ici. Les gens sont isolés.

L’Ismas est placé sous une double tutelle, comment voyez-vous cela ?
Le fait d’être attaché au ministère de la Culture garantit la spécificité la formation au sein de l’Ismas. Mais sur le plan pédagogique il faut qu’il y ait l’enseignement supérieur. C’est le plus important. L’appartenance à l’enseignement supérieur permet la vérification des programmes, ne pas laisser passer n’importe quoi. L’enseignement supérieur est un garde-fou pour l’avenir de la formation.
Il faut respecter la tradition de l’enseignement dans le supérieur, seulement dans le secteur de la culture les choses étaient faites de façon anarchique.
Ce qui est inadmissible. Pour la formation artistique, il y a deux volets qui doivent être respectés : la formation théorique qui est assurée par des docteurs, mais il y a aussi des gens qui sont capables d’enseigner dans le cadre de vacation des métiers qui font partie de la formation pratique. L’Ismas devrait être ouvert à des gens qui peuvent contribuer à une formation totale, mais dans un cadre universitaire. Pour le moment l’institut souffre d’un manque de moyens flagrant, parce qu’il aurait pu avoir une plus grande assiette, de plus grands bâtiments avec les moyens techniques qui vont avec. Chose que l’enseignement supérieur aurait donné si la culture n’a pas l’argent qu’il faut. La structure actuelle n’a pas été préparée pour recevoir des universitaires avec tout ce que cela sous-entend comme moyens.

Aujourd’hui, l’Ismas ne forme que dans une seule discipline, est-ce normal ?
Je ne sais pas quelles sont les raisons qui ont fait que des disciplines comme la critique théâtrale, la scénographie ou la chorégraphie soient fermées. Quoi qu’il en soit il est anormal de fermer ces filières, il y a au sein de l’institut un staff pédagogique capable d’enseigner toutes ces matières, comme il l’a fait auparavant.

Entretien réalisé par W. L. (Liberté)
23/05/2006
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