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Afin de ranimer et de pérenniser l’acte culturel à Constantine
La direction de la culture prône une omniprésence culturelle concrète

Par : Nasser Hannachi. La Tribune. 25-03-2010

La culture serait-elle en passe de recouvrer son droit de cité ? A en croire le nouveau directeur de wilaya, en la personne de M. Foughali, installé depuis à peine trois mois, l’organisme local aura peaufiné une stratégie apte à booster le secteur, à commencer par exprimer de la econnaissance envers toutes ces personnes qui ont marqué de leur savoir et de leur créativité les pages d’histoire de Constantine. Gratitude et loyauté balisent la nouvelle dimension culturelle qui se dessine dans cette ville. Cela s’acquiert évidemment par une communication et une collaboration permanentes entre tous les acteurs ainsi que par une critique objective de toutes les entreprises et actions menées et ce, dans le but non de détruire mais d’améliorer, recadrer et perfectionner.«Il faut s’astreindre à tracer des objectifs pour pouvoir délimiter et baliser le champ dans lequel la politique culturelle pourrait apporter des résultats probants à ses destinataires et ce, sans tomber dans des productions conjoncturelles», dira le directeur de la wilaya de la culture. Sur un autre plan, le responsable précisera qu’il s’agira aussi de cadrer le rôle de la direction pour qu’elle devienne un coordinateur entre toutes les compétences et acteurs actifs sur la scène culturelle locale et ce, «non virtuellement» mais concrètement. «Point d’exclusion, mais pas de culture pêle-mêle. Celui qui détient un projet fiable littéraire, artistique, théâtral ou autre, qu’il le présente à la direction pour élaborer un contrat programme», insistera M. Foughali. Plus explicite, il évoquera l’existence de plus de 650 associations culturelles locales dont 54 seulement demeurent présentes sur le terrain. Ainsi, le ton du renouveau semble avoir été donné par la nouvelle direction qui, pour élargir l’horizon de l’activité culturelle, veut associer également le pôle universitaire en exploitant la créativité de toutes les potentialités en matière culturelle. Pour ce qui est des moyens mis à la disposition du secteur culturel, le directeur de la culture se félicite de l’importance des subventions qui sont octroyées au secteur annuellement. «De mémoire d’homme, jamais les directions de la culture n’ont été gâtées par des mannes aussi signifiantes que celles de ces dernières années. On se rappelle à titre d’exemple que le budget alloué à l’activité culturelle ne dépassait pas les 90 000 dinars. Alors qu’il y a 7 ans ce même budget s’est multiplié par 20 puisqu’il atteint près de
2 millions de dinars par an», atteste le directeur de la culture ajoutant qu’«en plus de cela on bénéficie du budget relatif à la gestion».Avec ces subventions ministérielles, la situation de l’activité culturelle devrait changer, en mieux s’entend. Cette appréciation est amplement partagée par le directeur qui ne manquera pas de préciser qu’il s’agira cependant de se garder d’être dépensier. Il faut faire preuve de bon sens et de rigueur dans la gestion des finances. «Il ne faut pas jouer avec tout cet argent…» dira M. Foughali. Les organisateurs et opérateurs activant sur la scène culturelle doivent faire preuve de professionnalisme s’ils veulent bénéficier du soutien de la direction. Ils doivent avoir des projets bien ficelés. Il ne s’agit pas de monter des scènes avec des banalités sans grand impact.Toutefois, cette stratégie de relance de l’activité culturelle à Constantine devra prendre en compte un paramètre fort important, celui de devoir dissocier entre le travail de la direction quand il s’agit de régir son staff administratif et des relations qui la lient aux créateurs et organisateurs d’activités culturelles. Ce faisant, elle mettra fin à cette gestion «administrative» qui a produit cette culture conjoncturelle, institutionnelle sans âme, ni impact. Le langage à adopter avec les artistes doit être dépourvu de cet esprit de «chaperonnage» de la culture qui ne peut ni ne doit être régie pour être récupérée politiquement. Et c’est semble-t-il le vœu du nouvel office local qui veut changer son fusil d’épaule pour redorer le blason de ce secteur miné par des opportunistes et des affairistes qui ont fait de la culture un fonds de commerce, au détriment des arts et des artistes.Désormais, la direction de la culture se refuse à être la seule force motrice culturelle. Elle vient d’ailleurs, sur décision du wali, de se doter d’un office baptisé «Comité de wilaya des activités culturelles locales et nationales» qu’elle préside. Il renferme un staff de 5 membres. Actuellement, il s’attelle à l’organisation du colloque sur Malek Haddad prévu en juin prochain.S’agissant des organismes culturels communaux chargés des affaires culturelles et sportives, ils essayent pour l’heure de voler de leurs propres ailes. Mais la direction de la culture n’exclut pas une collaboration avec tous ces offices et comités communaux, pour peu qu’ils en émettent le vœu. «Nous demeurons à l’écoute de toute bonne proposition qui puisse hisser le niveau des productions artistiques et des spectacles dans cette cité millénaire», affirme le nouveau directeur qui, avant d’aller proposer ses services, a commencé par donner un coup de balai devant sa porte, geste «courageux», en interdisant la tenue de kermesses livresques dans le grand hall de la maison de la culture El Khalifa, mettant ainsi fin à l’anarchie et l’informel qui y régnaient. La maison de la culture a aussi récupéré sa galerie d’art Issiakhem au grand bonheur des artistes peintres qui retrouvent ainsi un espace d’exposition.La bibliothèque devrait également rouvrir ses portes dans peu de temps. Les livres reçus de la Bibliothèque nationale sont en phase d’inventaire. En parallèle, on apprend que le palais Ahmed Bey, «reconverti» en Musée national des arts et des cultures populaires, ouvrirait ses portes en avril prochain.En définitive, la direction de la culture de la wilaya de Constantine, selon toute vraisemblance, veut donner un second souffle au secteur afin de le sortir des sentiers battus et, par là même, écarter ces acteurs culturels occasionnels qui n’agissent que pour le décor circonstanciel. Le compte à rebours est désormais enclenché… La cité millénaire espère voir revivre la culture en son sein, voire s’ouvrir à d’autres cultures, et elle mise sur cette nouvelle direction.

N. H.

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