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Pour la délocalisation des manifestations culturelle
La capitale concentre le gros de l'animation au détriment du reste du pays

Par : Hassan Gherab. La Tribune. 15.10.2009

A Sidi Bel Abbès, le Théâtre régional, sous la direction de Hacene Assous, active comme il peut; et avec le peu de moyens qu’il a, il arrive, avec l’aide de quelques acteurs locaux, à animer un tantinet la scène culturelle locale en montant des pièces ou en organisant des mini-festivals, de petites tournées et des rencontres autour du 4ème art, comme le forum national sur la halqa et la littérature orale la semaine dernière. A Constantine, une association, Limma, grâce à la persévérance, l’engagement et au sérieux de ses membres, a non seulement réussi à placer le Festival international de jazz, qu’elle a créé et qu’elle organise, sur le devant de la scène, mais a su l’inscrire dans les carnets de rendez-vous de grosses pointures de ce genre musical. Ce coup de maître n’a d’ailleurs pas manqué d’attirer l’attention du wali et du président de l’Assemblée populaire nationale (APC) de Constantine qui n’hésiteront pas à soutenir matériellement et moralement le DimaJazz. Le ministère de la Culture ne tardera pas à suivre l’exemple des deux responsables locaux. Prompt à récupérer les bonnes initiatives, il institutionnalisera le Festival international du jazz de Constantine (le label DimaJazz reste la propriété de Limma).
Un simple directeur d’une maison de la culture arrive à offrir aux habitants de Tamanrasset des spectacles, à chaque fois que ses maigres moyens et ses partenaires le lui permettent. Il en est de même à Illizi, Mostaganem, Oran, Annaba ou Béchar. Et le point en commun entre les manifestations culturelles et les activités artistiques organisées dans toutes ces villes et localités par des associations ou des institutions est certainement l’accueil qui leur est réservé par les populations. L’audience est garantie. Le public, souvent nombreux, est toujours au rendez-vous. On ne peut pas en dire autant d’Alger, qui, pourtant, parce que c’est la capitale, attire et intéresse tous les organisateurs d’événements culturels. C’est d’ailleurs à Alger qu’on enregistre le plus grand nombre de sociétés d’entertainment. C’est là que se concentre le plus gros de l’activité culturelle et de l’animation artistique. Spectacles, salons, expositions, concerts, représentations théâtrales, séminaires, festivals s’enchaînent à Alger tout au long de l’année alors qu’alentour c’est le désert, avec, de temps à autre, une petite bouffé de culture. Pourtant, cette profusion de manifestations culturelles est inversement proportionnelle au nombre de gens qui s’y intéressent. On a vu des spectacles, des pièces théâtrales, des films et des rencontres avec une poignée de gens. On a même vu des déprogrammations pour cause d’absence de public. Alger détient le record de manifestations culturelles et celui de la défection du public, un flagrant paradoxe, alors que tout le reste du pays doit se contenter d’une culture conjoncturelle, sporadique et, surtout, uniformisée, standardisée, donc peu intéressante. Ce constat fait, la raison et la logique commanderaient la délocalisation de certains festivals, salons et autres manifestations vers d’autres villes et régions du pays. Où est-il écrit qu’un festival ou salon, même internationaux, doivent se tenir dans la capitale ? Cannes, Venise, Avoriaz, Montreux, Avignon, Montpellier… sont bien des rendez-vous internationaux. Pourtant, aucune de ces villes n’est une capitale, si ce n’est celle, mondiale, du jazz, du théâtre, de danse ou du cinéma. Evidemment, avant de délocaliser, il faut construire les infrastructures d’accueil nécessaires et impliquer tous les acteurs et responsables, au niveau central comme local, pour réussir cette translation des activités artistiques et la diffusion de la culture… Tout un programme, pour seulement porter la culture dans tous les coins et recoins de l’Algérie ; quant à l’exporter, c’est une autre affaire, qui demande autant, si ce n’est plus, de moyens.

H. G.
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